Hiver 2005/2006
Convent 2006
Du 17 au 20 Août organisé par la Cayenne du bon passage.
ÉTÉ 2005 (JUIN, JUILLET, AOÛT)
Convent 2005
Du 20 au 23 Août à Liré (49)
Téléchargez le programme
AVRIL 2005
JANVIER 2005
Les vieux compagnonnages acculés à recevoir
des femmes !
Selon une information
transmise sur France-Info, les compagnons du bâtir
s’apprêtent à recevoir des femmes (ENFIN
!).
Décidément, grâce à John DEEL
nous étions innovateurs !... En tout cas, soyez
les bienvenues, payses.
Une nouvelle Cayenne
en formation
Plusieurs compagnons de Paris
et de la région parisienne ont pris la décision
de se constituer en Chambre des Devoirs. 2005 sera sans
nul doute une année constructive.
Cayenne mère d’An Oriant
La prochaine escale se tiendra
le samedi 15 Janvier 2005 dans la Chambre des Devoirs
de Kaodan. L’ordre du jour prévoit outre
des travaux opératifs, et une présentation
de l’utilisation de nos symboles, le passage au
titre de compagnonne confirmée de la payse Morgan
de Ploemeur.
Si vous êtes compagnon ou compagnonne, vous pouvez
contacter le prévôt de la cayenne à
l’adresse suivante :
jacques.lacroix@wanadoo.fr Cayenne du Bon Passage
(Voiron.)
Pour la prochaine escale, contactez : tenacite.voiron@wanadoo.fr
NOVEMBRE 2004 Pour
accéder aux publications de la Cayenne de Voiron,
veuillez cliquer sur :
http://monsite.wanadoo.fr/CAYENNE_DE_VOIRON
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Photo de JOHN DEEL
L’espérance de San Francisco, fondateur de
la confrérie des métiers de la santé.
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JR Worsley
JR Worsley était président
honoraire du compagnonage d'acuponcutre tradtionnelle. À
ce titre, nous vous donnons la traduction d'un article le
concerant paru dans le European Journal of Oriental Medecine
: http://www.acupuncture.org.uk/
Jack JR. Worsley, décédé le 2 juin 2003,
fut le fondateur et le diffuseur d’un style particulier
d’acupuncture maintenant reconnu sous la dénomination
; “acuponcture classique des cinq éléments”
.
L’histoire de sa vie reflète la nature extraordinaire
de ce personnage, pionnier et innovateur. Né en 1923
à Coventry, il était le quatrième enfant
de parents qui habitaient une maison où en hiver la
seule source de chaleur provenait de quelques braises portées
sur une pelle d’une chambre à l’autre selon
les activités de la maisonnée. Sa mère
fit une dépression à la suite de sa naissance
et fut incapable de s’occuper de lui, et il fut élevé
pas ses deux soeurs aînées. Il grandit et devint
une personne ayant une appréciation profonde et une
compassion pour les autres et les épreuves qu’ils
doivent confronter au cours de leur vie.
Pendant la guerre, pendant les bombardements de Coventry,
il fut membre des ambulanciers “St John ambulance”.
Ensuite il fit partie de l’armée avec un rôle
d’enseignant. C’est alors que, peut-être,
il découvrit qu’il avait une aptitude pour fasciner
un auditoire. Il débordait de plaisanteries spirituelles
autant qu’irrévérentes, et il mêlait
à une description subtile et tendre des situations,
des conditions extrêmes de la vie, souvent trop pénibles
à confronter.
Après la guerre, il se forma en ostéopathie
et en naturopathie. Puis il commença des études
d’acupuncture pendant les années 50, à
une époque où un petit groupe allait à
Paris pour suivre l’enseignement d’une poignée
de professeurs français et allemands. Des missionnaires
et d’autres avaient appris la science médicale
traditionnelle de la Chine et l’avaient diffusée
en Europe. JR avait une passion pour arriver à une
synthèse et une compréhension de tout ce qu’il
découvrait, et cela le conduisit ensuite à faire
plusieurs voyages en Orient à la recherche de maîtres
à partir desquels il pourrait se perfectionner, jusqu’à
pouvoir obtenir la clef de l’acupuncture véritable.
En ce temps-là, JR épousa Ellie. Ils eurent
deux enfants, Hilary et John.
Durant cette période, il mit en pratique ce qu’il
apprenait, soignant des patients dans une cabane, au Fond
de son jardin. Il découvrit vite qu’il était
en mesure d’apporter des changements remarquables à
l’état de santé des patients, et sa réputation
commença à se répandre.
En 1956, il réunit un groupe, et plus tard, cela contribua
à former un collège d’abord à Kenilworth,
ensuite à Leamington Spa, pour partager avec d’autres
ce que lui et ses collègues découvraient. C’est
pendant ces années, fin 50 et 60, qu’il commença
à formuler un système de la pratique de l’acupuncture
qu’il dénomma à l’époque
« acuponcture traditionnelle des cinq éléments
».
En 1970, deux américains, Bob Duggan et Dianne Connelly,
débarquèrent à Londres, souffrant de
plusieurs maladies contractées au cours de leurs voyages
à travers le monde. En Extrême-Orient, ils avaient
été intrigués par l’acupuncture,
mais n’avaient trouvé personne qui puisse leur
expliquer cet art. A Londres, on leur parla de J.R et ils
décidèrent que cela pourrait être leur
chance. Ils échouèrent à la porte de
J.R, à Kenilworth, et furent tellement émerveillés
par ce que J.R fit pour eux, qu’ils organisèrent
un cycle de conférences pour lui aux U.S.A
C’était en 1971, et le cycle démarra à
l’Institut Esalen à Big Sur en Californie. Alors
que beaucoup de conférenciers déjantèrent
par l’absence de limites dans les contacts humains explorés,
J.R. garda les pieds sur terre et offrit du sens et un contexte
aux perspectives nouvelles qui naissaient à l’époque.
Le résultat de ce cycle fut un groupe d’éminents
étasuniens qui débarqua à Kenilworth
pour apprendre de J.R comment pratiquer l’acupuncture
des cinq éléments. A ce moment là, les
organisateurs Bob et Dianne retinrent leur souffle : quel
que fut le génie de J.R en tant que praticien, ils
ignoraients s’il serait capable de partager ses dons
avec d’autres. Mais dès le premier jour, tous
furent conquis.
Ce fut le début d’une période extrêmement
riche pour la carrière d’enseignant de J.R. Bob
et Dianne créèrent une véritable école
à Oxford, et un flot continuel d’étasuniens
arriva et pccupa l’ensemble des chambres d’hôtes
de la ville, pour étudier avec lui. Pendant plusieurs
années, il enseigna au niveau de la licence, et ensuite
aux niveaux de perfectionnement (bachelor, doctorat), et cela
tout seul, jusqu’à ce qu’un groupe de classes
de ses élèves ait acquis assez d’expérience
pour constituer une faculté autour de lui. Pendant
les années mi-70, il s’installa à Leamington
Spa et forma des classes d’étudiants anglais.
(Note du traducteur : c’est à cette époque
qu’il établit un échange avec Daniel LAURENT
en Bretagne, lequel formait des étudiants qui allaient
se perfectionner à Leamington et passaient leur licence.
A cette époque JR devint président d’honneur
du compagnonnage d’acupuncture traditionnelle)
Pendant les années 70 et début 80, le nombre
d’étudiants anglais et étasuniens accrut
exponentiellement. J.R fut un maître qui inspira. Il
ouvrait ses étudiants avec émerveillement à
la beauté et à la simplicité de la nature.
Avec lui, nous avons appris combien c’est la nature
qui crée et maintient la santé et combien notre
rôle est d’aider la nature au mieux de nos moyens.
Il était un diagnosticien hors pair, et c’était
un régal d’en être témoin lorsqu’il
identifiait et révélait la cause d’un
déséquilibre chez un patient, que ce soit au
niveau du physique, du mental ou de l’âme, et
la puissance de son approche méthodique pour déterminer
quels seraient les meilleurs points à poncturer.
Un grand nombre d’heures, en particulier pendant les
cours de perfectionnement, se déroulaient directement
avec J.R qui guidait personnellement ses étudiants
et leur montrait comment établir un contact profond,
comment pénétrer le monde intérieur d’un
patient. Finalement, il nous apprit comment suivre notre intuition,
et comment utiliser notre bon sens. Pour J.R, cela signifiait
comment faire attention à tous les détails présentés
par un patient, et comment sentir les pistes à suivre.
Il engageait le patient avec une sensibilité si délicate
qu’il pouvait souvent pénétrer les zones
les plus protégées et les plus cachées
d’une personne.
Les années 80 apportèrent des changements énormes.
En 1983 J.R fit une grave crise cardiaque. Pendant sa convalescence,
son épouse Ellie mouru. Il continua cependant à
travailler autant que possible, dans différentes parties
du monde. Ses étudiants qui à ce moment avaient
acquis beaucoup d’expérience, ouvraient des collèges
pour former des acuponcteurs. De plus en plus, le rôle
de J.R devint celui d’un conférencier dans les
diverses écoles qui se créent en Europe et aux
USA. Il était constamment sollicité comme consultant
par les praticiens pour leurs patients difficiles.
Il écrivit des articles et publia plusieurs ouvrages
et manuels sur l’acuponcture. Le début des années
80 est une époque où la Chine populaire s’ouvrait.
il devenait possible aux occidentaux de se former directement
en Chine. Mais depuis 1956, un style exclusif d’acuponcture
s’était développé en Chine dans
le cadre des huit principes. C’était le seul
enseigné dans tout le pays. Le résultat en Occident
fut une discussion et une remise en question de l’acuponcture
traditionnelle des cinq éléments.
Autrement était l’enseignement de J.R. Centré
sur le concept d’un déséquilibre fondamental
dans un élément, appelé facteur causal.
(C.F. en anglais « causative factor »), JR soutenait
que tous les déséquilibres d’une personne
y trouvent leur origine. Lorsque l’on soigne le CF,
tous les aspects du patient (physique, émotionnel et
spirituel), bénéficient du traitement. Le patient
décrit un changement extraordinaire de son bien-être.
C’est comme si l’amélioration commençait
au niveau de son âme, et se répandait à
travers son mental, vers son physique.
Le diagnostic du CF dépend de l’habilité
et de la sensibilité du praticien. Pour discerner le
déséquilibre du patient, cela se fait grâce
à la perception et l’analyse d’une couleur
subtile autour du visage de la personne, de la qualité
du son de sa voix, de l’odeur émise par le corps
et de l’émotion la plus incongrue qui finit par
hanter la vie du patient et qui réside au coeur de
toutes ses . C’est à la fois tout simple et immensément
difficile.
J.R utilisait tous les points d’acuponcture du corps
et montrait combien chacun d’eux contient des possibilités
d’équilibre chez un patient. L’éventail
des expériences humaines touchées par les points
est contenu dans leur nom évocateur et souvent poétique.
C’est ce qu’il appelait « l’esprit
des points ».
J.R enseignait que les changements les plus importants ont
lieu lorsque l’on soigne le coeur du déséquilibre.
Nous devons faire place à la nature pour qu’elle
puisse faire son travail, plutôt que, nous-mêmes,
intervenir. Sinon nous risquons de devenir excessifs. Quand
nous trouvons l’intervention optimale (laquelle est
souvent la minimale), qui conduit au changement le plus grand,
ceci conduit à l’amélioration la plus
puissante et aux conséquences les plus lointaines.
C’est un processus naturel et spontané qui souvent
conduit le praticien à être plus émerveillé
que le patient. JR insistait sur le besoin que chacun de nous
doit attacher à son propre développement intérieur.
Le praticien est l’instrument qui amène un changement,
et plus nous sommes en unisson avec la nature, plus nous sommes
efficaces dans notre travail. Il nous enseignait l’importance
de la conscience et de l’utilisation de l’intuition
dans notre pratique.
Il enseignait aussi que chaque personne est unique, recherche
l’unité, et que les symptômes ne sont que
des signaux de détresse qui expriment un déséquilibre.
Le père Claude Larre, l’académicien jésuite
des textes chinois classique de la médecine, considérait
que le don de J.R d’utiliser la couleur, le son, l’odeur
et particulièrement l’émotion dans le
diagnostic du déséquilibre d’un patient,
faisait de lui un praticien authentique de la médecine
chinoise classique. Et cela était tellement ancré
dans sa pratique, que JR n’acceptait pas de compromis
dans cette approche. Il enseignait que tout autre moyen (tels
que le pouls, les symptômes, ou la description par quelqu’un
de son état interne), ne constituait qu’un guide
de second ou troisième ordre pour le diagnostic de
cette personne.
Je lui ai demandé un jour comment il en était
arrivé à reconnaître l’importance
et la valeur suprême de cette méthode. Il me
dit que c’était en Corée et au Japon,
et que dès qu’il l’avait trouvée,
cette méthode de travail lui avait semblé profondément
juste et familière. Ce furent donc ses maîtres
au Japon et en Corée, qui travaillaient avec les cinq
éléments, qui lui accordèrent le titre
de maître en acuponcture, avec la mission de préserver
et de propager cet enseignement. D’autres aspects de
cette méthode incorporent certaines pathologies que
les occidentaux n’aiment pas trop évoquer. Ainsi
en est-il du traitement extraordinairement efficace de la
“possession” grâce à l’utilisation
des points “dragons” internes et externes. Mais
aussi du traitement de deux situations qui créent des
conditions d’une gravité extrême, à
savoir le déséquilibre époux-épouse
et l’atteinte par l’énergie agressive.
Il insistait aussi sur l’utilisation des points d’entrée
et de sortie des méridiens pour dégager un blocage
dans le flot du Tchi d’une personne.
J.R nous disait souvent que si nous voulions comprendre l’acuponcture,
il fallait sortir regarder un arbre, et le voir, véritablement.
En tant que praticien de la lignée des cinq éléments,
J.R nous enseigna à observer les nuances des changements
chez le patient selon la saison, le climat et l’heure.
En médecine chinoise, les causes externes de la maladie
comprennent toutes les conditions que nous pouvons affronter
: le climat, la nourriture, les chocs, les traumatismes, la
toxicité de l’environnement, les rigueurs de
notre style de vie. Cependant J.R nous enseigna que la majorité
des maladies proviennent de causes internes. Les maladies
sont dues à des dérangements émotionnels
au sein d’une personne, et dont les conséquences
touchent l’âme, le mental et le physique. Ces
dérangements se manifestent quand la personne n’arrive
pas à suivre le flot et les changements de la vie,
parce qu’elle s’attache ou se bloque dans une
position émotionnelle, mentale et spirituelle . Il
est indispensable de faire un diagnostic de ce niveau (physique,
mental, esprit/ âme) ou se crée le déséquilibre,
afin de vouloir soigner avec efficacité .
La sinologue Elisabeth Rochat de la vallée a décrit
J.R comme un personnage charismatique dont la pratique était
proche de l’esprit des textes classiques de la médecine
chinoise. Il nous enseigna que la seule défense qui
ne diminue pas notre capacité comme praticien est de
travailler avec un coeur ouvert et aimant. D’autres
formes de défense peuvent nous rendre vulnérable,
à cause de la peur, et créer ainsi des barrières
entre nous-même et notre patient.
En 1991, J.R épousa Judy Becker. Judy avait cherché
aux USA le type d’enseignement qu’elle découvrit
chez J.R. Elle devint son étudiante en 1973, et au
fil des aléas du temps, ils devinrent inséparables
comme équipe de travail créatrice, qui fut maintenue
pour le restant de la vie de JR. C’est pourquoi il désigna
Judy comme héritière du titre de maître.
En 1996, JR eut une nouvelle crise cardiaque très grave.
Malgré les meilleurs soins au monde, à partir
de ce moment son coeur ne fonctionna qu’à une
moindre capacité (environ10%). Il étonna ses
médecins par son dévouement à l’acuponcture
qui lui permit de continuer à travailler pendant encore
sept années. Jusqu’au dernier mois de sa vie,
et même à la fin, il consultait dans son lit
d’hôpital.
Ses étudiants ont une dette envers J.R, pour le don
de ce travail qui engage la nature dans toute sa variété
et sa richesse. Pour moi et pour beaucoup d’autres,
il écarta le voile et nous permit de voir l’âme
et l’esprit qui soutient la forme. Il nous montra comment
plus nous faisons preuve de compassion, plus nos perceptions
deviennent sensibles et précises. Il nous apprit à
reconnaître la qualité de liberté sans
limite qui caractérise la santé;
Oui, JR a fait un magnifique legs au monde.
OCTOBRE 2005
Samedi 30 Octobre les compagnons de la cayenne mère
d’An Oriant on examiné le chef d’oeuvre
de la payse Morgan de Ploemeur. Très beau travail,
par le biais d’un DVD, présentant les techniques
de digito-contact pour le grand public.
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